[article]
Titre : |
Les grandes découvertes [dossier] |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Jean-François Dortier, Auteur ; Hélène Frouard, Auteur |
Année de publication : |
2017 |
Langues : |
Français (fre) |
Mots-clés : |
invention "découverte" évolution scientifique et technique |
Index. décimale : |
93/94 Histoire |
Résumé : |
Laurent Schwartz (1915-2002) fut le premier mathématicien français à recevoir la médaille Fields. Dans ses mémoires, Un mathématicien aux prises avec le siècle (1997), il raconte les conditions de sa découverte majeure, la théorie des distributions, un soir d’hiver en 1944. D’autres mathématiciens, comme Henri Poincaré ou Andrew Wiles (qui résolut le dernier théorème de Fermat, un des Graal des mathématiques) ont eux aussi fait part de tels moments eurêka !. Quand L. Schwartz, H. Poincaré ou A. Wiles racontent leur découverte, ils ne se contentent pas d’évoquer leur révélation soudaine : ils prennent soin de rappeler que ce moment survient après une longue et éprouvante phase d’incubation et de travail intensif. Et ce travail personnel lui-même n’est que l’assemblage de différentes pièces d’un puzzle, conçues par leurs prédécesseurs. Ces grands découvreurs soulignent, enfin, l’importance que revêtent pour eux les échanges intellectuels avec leurs collègues.
Généalogie d’une idée
L’histoire des grandes découvertes implique ainsi le talent d’un savant d’exception mais ne peut se révéler que dans le creuset fertile d’une communauté savante, elle-même reliée aux générations précédentes. Pas de L. Schwartz ou de H. Poincaré, sans Euler, Gauss, Lagrange, Descartes et Fermat. Mais eux-mêmes n’auraient pu faire d’avancées significatives sans l’apport des algébristes italiens, ces derniers s’appuyant sur les savants arabes, qui s’étaient de leur côté appuyés sur les connaissances des Grecs et des Indiens. Et bien sûr, ces derniers n’auraient pas existé sans les savoirs des Mésopotamiens… Une bonne théorie de la découverte scientifique doit donc prendre en compte tous ces éléments : l’illumination de la découverte n’est que le point d’aboutissement d’un processus où interviennent le poids du passé, le contexte social, les stratégies mentales des chercheurs et, ne l’oublions pas, la matière même de la réalité étudiée, qui impose, aussi, ses propres contraintes. Les trois parties de ce dossier recoupent ces trois dimensions des découvertes : l’ancrage historique, les dynamiques sociales et le versant psychologique.
Histoire, sociologie et psychologie des savoirs
L’histoire des découvertes est marquée par une succession d’âges d’or où des bouquets d’innovations fleurissent subitement. Ce fut le cas en Mésopotamie, en Grèce antique, dans les premiers temps de l’Islam, à la Renaissance ou en Chine (1re partie). Pour comprendre la dynamique sociale des découvertes, les sciences studies ont mis en relief certains soubassements cachés des sciences. Longtemps focalisée sur les démarches mentales de quelques têtes pensantes, l’histoire des sciences met désormais l’accent sur les institutions, les lieux, les réseaux, les acteurs anonymes et les instruments du savoir, dévoilant ainsi les coulisses de la production scientifique (2e partie). Une fois intégrés les apports du passé, une fois dévoilées les forces motrices des disciplines, reste à comprendre ce qui se passe dans la tête de ceux qui produisent la science (3e partie). Le moment eurêka !, lorsqu’il existe, n’est, au final, que le point d’aboutissement d’une longue suite de facteurs qui l’ont rendu possible. Et il devient, à son tour, un nouveau point de départ.
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Note de contenu : |
Sommaire du dossier
• Tout a commencé en Mésopotamie
• Les quatre foyers de la pensée grecque
• La science en Chine : le problème de Needham
• L'apport des sciences arabes
• La révolution scientifique a-t-elle eu lieu ?
• Comment est née la révolution industrielle
• Comment penser l'histoire des sciences ?
• La science, une activité (presque) comme les autres / Entretien avec Dominique Pestre, Propos recueillis par Hélène Frouard
• Les ressorts cachés des mathématiques
• Les religions face à la science
• La science et la puissance
• Qui a inventé l'ordinateur ?
• Le cheminement des idées
• Comment est née la théorie de l'évolution
• Pour aborder l'histoire des sciences et des techniques |
Permalink : |
http://catalogue.iesp.be/index.php?lvl=notice_display&id=20510 |
in Les Grands dossiers des Sciences humaines > 48 (Septembre - Octobre - Novembre 2017)
[article] Les grandes découvertes [dossier] [texte imprimé] / Jean-François Dortier, Auteur ; Hélène Frouard, Auteur . - 2017. Langues : Français ( fre) in Les Grands dossiers des Sciences humaines > 48 (Septembre - Octobre - Novembre 2017)
Mots-clés : |
invention "découverte" évolution scientifique et technique |
Index. décimale : |
93/94 Histoire |
Résumé : |
Laurent Schwartz (1915-2002) fut le premier mathématicien français à recevoir la médaille Fields. Dans ses mémoires, Un mathématicien aux prises avec le siècle (1997), il raconte les conditions de sa découverte majeure, la théorie des distributions, un soir d’hiver en 1944. D’autres mathématiciens, comme Henri Poincaré ou Andrew Wiles (qui résolut le dernier théorème de Fermat, un des Graal des mathématiques) ont eux aussi fait part de tels moments eurêka !. Quand L. Schwartz, H. Poincaré ou A. Wiles racontent leur découverte, ils ne se contentent pas d’évoquer leur révélation soudaine : ils prennent soin de rappeler que ce moment survient après une longue et éprouvante phase d’incubation et de travail intensif. Et ce travail personnel lui-même n’est que l’assemblage de différentes pièces d’un puzzle, conçues par leurs prédécesseurs. Ces grands découvreurs soulignent, enfin, l’importance que revêtent pour eux les échanges intellectuels avec leurs collègues.
Généalogie d’une idée
L’histoire des grandes découvertes implique ainsi le talent d’un savant d’exception mais ne peut se révéler que dans le creuset fertile d’une communauté savante, elle-même reliée aux générations précédentes. Pas de L. Schwartz ou de H. Poincaré, sans Euler, Gauss, Lagrange, Descartes et Fermat. Mais eux-mêmes n’auraient pu faire d’avancées significatives sans l’apport des algébristes italiens, ces derniers s’appuyant sur les savants arabes, qui s’étaient de leur côté appuyés sur les connaissances des Grecs et des Indiens. Et bien sûr, ces derniers n’auraient pas existé sans les savoirs des Mésopotamiens… Une bonne théorie de la découverte scientifique doit donc prendre en compte tous ces éléments : l’illumination de la découverte n’est que le point d’aboutissement d’un processus où interviennent le poids du passé, le contexte social, les stratégies mentales des chercheurs et, ne l’oublions pas, la matière même de la réalité étudiée, qui impose, aussi, ses propres contraintes. Les trois parties de ce dossier recoupent ces trois dimensions des découvertes : l’ancrage historique, les dynamiques sociales et le versant psychologique.
Histoire, sociologie et psychologie des savoirs
L’histoire des découvertes est marquée par une succession d’âges d’or où des bouquets d’innovations fleurissent subitement. Ce fut le cas en Mésopotamie, en Grèce antique, dans les premiers temps de l’Islam, à la Renaissance ou en Chine (1re partie). Pour comprendre la dynamique sociale des découvertes, les sciences studies ont mis en relief certains soubassements cachés des sciences. Longtemps focalisée sur les démarches mentales de quelques têtes pensantes, l’histoire des sciences met désormais l’accent sur les institutions, les lieux, les réseaux, les acteurs anonymes et les instruments du savoir, dévoilant ainsi les coulisses de la production scientifique (2e partie). Une fois intégrés les apports du passé, une fois dévoilées les forces motrices des disciplines, reste à comprendre ce qui se passe dans la tête de ceux qui produisent la science (3e partie). Le moment eurêka !, lorsqu’il existe, n’est, au final, que le point d’aboutissement d’une longue suite de facteurs qui l’ont rendu possible. Et il devient, à son tour, un nouveau point de départ.
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Note de contenu : |
Sommaire du dossier
• Tout a commencé en Mésopotamie
• Les quatre foyers de la pensée grecque
• La science en Chine : le problème de Needham
• L'apport des sciences arabes
• La révolution scientifique a-t-elle eu lieu ?
• Comment est née la révolution industrielle
• Comment penser l'histoire des sciences ?
• La science, une activité (presque) comme les autres / Entretien avec Dominique Pestre, Propos recueillis par Hélène Frouard
• Les ressorts cachés des mathématiques
• Les religions face à la science
• La science et la puissance
• Qui a inventé l'ordinateur ?
• Le cheminement des idées
• Comment est née la théorie de l'évolution
• Pour aborder l'histoire des sciences et des techniques |
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Dortier, Jean-François, Frouard, Hélène (2017). Les grandes découvertes [dossier]. Les Grands dossiers des Sciences humaines, 48, .
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